čtvrtek, července 12, 2007

guess who's back (back back)

po delší odmlce opět bloguji. odmlka byla způsobena nikoliv výpadkem proudu či internetu (což je, jak známo, jediná legitimní omluva), ale prostým faktem, že jsem psala a psala, barde, střádej, až jsem zúčtovala. dohromady nějakých 20 000 slov to bylo, z toho dvě třetiny německy. tolik souvislého textu najednou mě poněkud vyčerpalo a když jsem zrovna neseděla u počítače a neťukala do klávesnice, chtěla jsem hlavně cokoliv alkoholického a nenáročného. (a já myslela, že tohle přijde až s přeřazením do stavu pracujících!)

protože mi ale přijde líto se o své skvostné výtvory nepodělit, musím sem přetisknout alespoň jejich zcenzurované či limitní (
c'est un peu borderline parfois, tvrdí pierre) části. níže tedy naleznete úryvky z mé prvotiny, nazvané poeticky "Rapport de séjour d’études à l’étranger (2006/2007)". zároveň tento post poslouží jako résumé mého pobytu v mannheimu, onom slavném městě mozarta, schillera, zimního krále, turků a bombardování.

Avec le recul, je me rends compte que ces deux années ont été vraiment exceptionnelles et qu’il était naïf d’attendre un tel encadrement et une telle proximité d’autres étudiants dans une université qui compte 13 000 étudiants. L’environnement dijonnais était extraordinaire ; deux ans à étudier en Français dans un environnement restreint, francophone mais international à la fois, c’était une illusion de penser le retrouver à Mannheim, malgré la taille humaine de la ville. A Dijon, j’ai pu aborder la culture Française avec des amis très proches avec lesquels se sont créés de vrais liens par le travail, mais aussi par d’activités plus ludiques. Trouver de pareils personnages, avec des qualités semblables, à Mannheim s’est avéré plus difficile. Je me suis pourtant considérablement améliorée en allemand et j’ai appris pas mal de choses sur les Allemands. Seulement, la barre de mes attentes était au départ fixée trop haut.

Sur les pages qui suivent, je vais essayer de vous donner des conseils pratiques pour mieux profiter de votre séjour à Mannheim à travers de mon expérience personnelle. Commençons tout de suite.

Conseil premier : N’attendez pas trop de votre troisième année.

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Habiter dans un Wohnheim a deux désavantages : premièrement, les résidences universitaires sont sales. Lorsque je suis arrivée dans ma WG à Ulmenweg, la première chose que j’ai vue était une affiche qui criait « Vorsicht, FUSSPILZ ! ». La deuxième était un morceau de papier collé sur un mur, sur lequel des étudiants « Eva, Lluis, Laura y Anna » ont écrit dans du mauvais anglais : « Hey people, even thouhg the haus is full of shit, we have had (barré) had had great time here ! Enjoy your Erasmus year in Mannheim ! » J’ai vite pris au sérieux l’avertissement devant la mycose quand j’ai jeté un premier coup d’œil dans la douche. Et que le « haus » n’était pas tout à fait propre, c’était également assez évident.

Deuxièmement, si on choisit Ulmenweg ou Hafenstrasse, on a une forte chance d’être dans un WG composé d’étudiants étrangers, et donc de parler anglais la plupart du temps. Dans ma WG du mois d’août, il n’y avait aucun Allemand, et la situation était pareille pour la plupart de mes amis. Cet inconvénient est probablement du au système d’affectation de chambres via le Auslandsamt, qui ne dispose que d’un nombre de places limité et qui met par conséquent la majorités de ses étudiants dans ces deux résidences les plus grandes.

Néanmoins, il est probablement plus facile de trouver des amis ou de rencontrer les gens en général dans les Wohnheims. Et même si on ne devient pas forcément amis, le simple fait d’entendre l’allemand dans la cuisine commune vous apprend à dire casserole ou couteau.

Conseil numéro 3 : Si vous voulez habiter dans une résidence universitaire malgré la mycose des pieds, ne demandez pas votre place à l’Akademisches Auslandsamt.

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Pour ma part, j’ai d’abord pris une chambre à Ulmenweg pendant le cours intensif de langue en août, puis je croyais qu’il valait mieux partager un appartement sans Fusspilz avec des étudiants allemands plutôt qu’avec un Ukrainien, deux Anglais, une Bulgare et un Chinois et les bactéries d’origine incertaine. Malheureusement, je n’ai découvert que trop tard que mon colocataire ne venait qu’une fois par semaine et que quand il venait, c’était pour s’enfermer dans sa chambre avec une bouteille de vin à lui tout seul, et que j’avait peu de commun avec la fille, d’autant plus qu’elle restait scotchée devant sa télé et qu’elle ne parlait pratiquement pas.

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Manger à Mannheim.
Pour les courageux, il y a la Mensa. On y mange globalement assez bien les premiers jours : le menu du jour coûte 2,20€ et comprend la soupe, le plat principal et une salade verte. L’inconvénient est qu’après quelques jours, on commence soit à grossir, soit à expérimenter des problèmes de santé.
Conseil non numéroté et entre parenthèses, mais sans doute utile : Smecta s’appelle « COLINA » en Allemagne et a le goût de vanille. Contrairement à de nombreux autres médicaments, on peut l’acheter sans prescription.

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Les avis sont partagés quant à l’utilité de ces soirées Erasmus : une partie des étudiants a commencé des relations intéressantes de plus ou moins longue durée dans les fêtes de VISUM, l’autre jure qu’il n’est pas possible de rencontrer des Allemands à Zitos. Mon expérience est quelque part au milieu : j’ai vu quelques Allemands de mes propres yeux dans cette boîte, en revanche il n’y avait personne avec qui je pouvais m’entretenir autrement qu’avec un verre dans la main. Le point d’orgue de mes conversations ont été les phrases « Mir ist heiss » et « Bist du auch müde ? ».

Les petites fêtes à 3 ou 4 personnes que j’ai faites avec des amis allemands ou internationaux m’ont apporté beaucoup plus que ces grandes soirées où on n’échange jamais plus de deux mots. Pour résumer, jouer à Vogelhochzeit (un jeu de plateau parfaitement infantile) comme des enfants (sauf pour la bouteille de vin sur la table) a été plus instructif pour moi que danser dans une boîte surchauffée avec des norvégiens ivres, anonymes et anglophones.

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Einführung in die Politikwissenschaft

Vorlesung

W.C. Müller

Ne prenez pas ce cours magistral ! Je me disais qu’il serait intéressant de voir comment les Allemands font un cours de la science politique introductoire. Cependant, cette Vorlesung est tellement pas structurée qu’il est impossible de voir où le professeur Müller veut en venir, voire ce qu’il va demander dans l’examen final. En effet, la Klausur ressemblait plutôt à une grille de morpion : tellement d’espaces blancs qu’on avait à compléter selon un instinct parapsychique.


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Conseil final : Gardez les oreilles ouvertes. Et si vous voulez découvrir la partie la plus intéressante de Mannheim, apprenez le turc. C’est possible pour 15€ chez Summacum, ou pour un peu plus cher à la Abendakademie (http://www.abendakademie-mannheim.de).

13 komentářů:

kristinka řekl(a)...

skoda, ze je to cely v jazyce z nejz znam jen merde... a to se tam, predpokladam, nevyskytuje :-D

Honza řekl(a)...

Já taky rozumím jen českým odstavcům, ale konec toho prvního je vážně dobrej. :)

loar řekl(a)...

Mně se líbí část o Fusspilz (zařazuji si do své slovní zásoby), tu je skoro škoda cenzurovat :-)

mara d. řekl(a)...

hehe, LOL.
as strange as it may seem, this somehow reminds me of my Erasmus year in Dublin :D
hope to see you back in paris soon :P

chloé řekl(a)...

"Trouver de pareils personnages, avec des qualités semblables, à Mannheim s’est avéré plus difficile." Ha! Tak nějak! Asi nejsme erasmovský typy...

Jinak ad 20000 slov: to máš můj obdiv, síla!!!

chloé řekl(a)...

A vítej zpátky!!!

Lucka řekl(a)...

Olgo; tos tam fakt napsala? eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeenorme :)) smala jsem se asi deset minut, kdyz jsem to cetla

Petře řekl(a)...
Tento komentář byl odstraněn autorem.
Petře řekl(a)...

@ Kristinka
"merde" je nejplatnejsi slov v francousztine, s "putain" a "chié"

Dukaz:
http://www.dailymotion.com/video/x1whdm_les-inconnus-putain-merde-fait-chie

Jana řekl(a)...

impressive ;)

dudek @ LN řekl(a)...

Ono to ještě pořád není přeložený? :o
(Jako 4 jazyky najednou, to je i na mě moc... pak to vůbec nemůžu docenit. :/ )

Kristyna řekl(a)...

jo holt my co neparlevu mame smulu.-) ale verim ze to bylo monstrozni!:-)

vojtech řekl(a)...

cus. na jednom diskuzaku jsem do mistnosti o vysokejch vznesl tenhle dotaz: "zajimalo by me, jestli nekdo nevi o databazi evropskejch vysokejch skol(ale nejak dobre vytridenou, treba jako nyx) protoze hledam nejakou mezioborovou vejsku, neco mezi ekonomii sociologii politologii a ekologii(tak jestli nekdo vi rovnou z patra necht se ozve). protoze jsem slysel, ze se treba v berline da studovat neco na pomezi politologii a teritorialnima studiama." a bylo mi odpovezeno, ze se mam zeptat tady. tak jestli chces beznadejnemu hledaci smyslu zivota aspon ukazat na dvere, do kterejch by mohl vstoupit tak se mi prosim ozvi, ocenim. justifieux@seznam.cz